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Valeur agréée ou valeur vénale : ce qui change au moment du sinistre

juin 2026·3 min de lecture·L'équipe Cimaise
Aquarelle d'une forteresse — une œuvre expertisée à la souscription
L'expertise, réalisée à la souscription, devient une pièce du contrat.

Deux logiques d'indemnisation s'opposent. L'une fixe la valeur avant, par expertise ; l'autre la négocie après, sous contrainte. Tant qu'il ne se passe rien, la différence est invisible. Le jour du sinistre, elle se compte en dizaines de points.

La valeur vénale : l'estimation après coup

Dans un contrat d'habitation classique, vos œuvres sont des « objets de valeur » parmi d'autres. En cas de sinistre, l'assureur mandate son expert, qui estime la valeur vénale : le prix que l'œuvre aurait trouvé sur le marché, au jour du sinistre. Cette estimation arrive au pire moment — après la perte — et s'appuie sur des comparables discutables, une cote mouvante, des factures parfois anciennes.

S'y ajoutent les plafonds : la plupart des contrats limitent l'indemnisation des objets de valeur à un pourcentage du capital mobilier. Une collection sérieuse les dépasse presque toujours — et l'excédent reste à votre charge.

La valeur agréée : la valeur fixée avant

Le contrat en valeur agréée inverse la logique. Chaque œuvre est expertisée à la souscription ; la valeur retenue est inscrite au contrat. En cas de sinistre total, cette valeur est versée — telle quelle, sans renégociation. L'expertise n'est plus un champ de bataille après coup : c'est une pièce du contrat. C'est le socle de notre contrat tous risques en valeur agréée.

Valeur vénale ou valeur agréée : le match

CritèreHabitation (valeur vénale)Valeur agréée
Base d'indemnisationNégociée après le sinistreFixée au contrat, par expertise
PlafondsObjets de valeur plafonnésChaque œuvre à sa pleine valeur
ExpertiseÀ votre charge, a posterioriOrganisée à la souscription
Transport & prêtsRarement couvertsClou à clou, en continu

Ce que ça change, concrètement

Prenons une huile expertisée à 80 000 €, perdue lors d'un transport. En habitation classique : plafond « objets de valeur » souvent autour de 15 à 20 000 €, transport rarement couvert, et une valeur à prouver, facture en main. En valeur agréée : 80 000 € versés, parce que c'est la valeur inscrite au contrat et que le clou à clou couvrait le trajet.

Une collection s'assure comme elle s'est construite : pièce par pièce. C'est tout l'objet de notre contrat dédié à l'assurance des collectionneurs et particuliers.

À retenir

  • La valeur agréée se fixe avant le sinistre, par expertise : pas de débat au moment de l'indemnisation.
  • Les plafonds « objets de valeur » d'une habitation sont presque toujours dépassés par une vraie collection.
  • La valeur agréée se révise : avec le marché, et à chaque acquisition ou nouvelle expertise.

FAQ

La valeur agréée peut-elle évoluer dans le temps ?

Oui. Elle est révisée périodiquement avec le marché, et un avenant l'actualise à chaque nouvelle acquisition ou nouvelle expertise.

Faut-il une expertise pour chaque œuvre ?

Au-delà d'un seuil de valeur unitaire fixé au contrat, oui. En dessous, un inventaire documenté — photos, factures, provenance — suffit généralement.

Le transport d'une œuvre est-il couvert ?

Oui, la garantie clou à clou couvre l'œuvre en continu, y compris pendant les transports, les prêts et les expositions, du décrochage au raccrochage.

La valeur agréée coûte-t-elle forcément plus cher ?

Pas nécessairement. La prime dépend du risque réel — nature des œuvres, conservation, localisation. La valeur agréée sécurise surtout l'indemnisation, sans débat au moment du sinistre.

Faites agréer la valeur de votre collection.